Tu as ta certification et un niveau suffisant. Reste la partie administrative, qui bloque beaucoup de gens plus longtemps que nécessaire.
1. La déclaration d’activité auprès de l’ARS
Elle est obligatoire et préalable à toute pratique, auprès de l’ARS de la région où tu exerces ton activité principale. Elle concerne un local donné : si tu déménages, tu redéclares. La création, le transfert et la cessation doivent tous être déclarés.
2. Le statut juridique
La plupart des tatoueurs débutent en micro-entreprise, en activité libérale relevant des bénéfices non commerciaux. Simple et peu coûteux tant que le chiffre d’affaires reste sous les seuils. Les seuils de franchise de TVA évoluent régulièrement : vérifie-les au moment où tu t’installes.
Un conseil qui fait gagner un an : une heure avec un comptable au démarrage coûte moins cher que douze mois de tâtonnement fiscal.
3. L’assurance
Une responsabilité civile professionnelle est indispensable. Certains assureurs sont spécialisés dans le tatouage. Ne pas en avoir, en cas d’infection ou de litige, peut te ruiner.
4. Le local et le matériel
- Surfaces lavables, point d’eau, séparation entre zone de travail et accueil.
- Contrat de collecte des déchets de soins à risques infectieux avec un prestataire agréé.
- Encres conformes à la réglementation européenne, fiches de sécurité, traçabilité des lots.
- Registres à jour : réception, utilisation, élimination.
5. Les obligations d’information
Informer le client des risques, recueillir son consentement, remettre les consignes de cicatrisation. Tatouer un mineur sans autorisation parentale écrite est interdit. Les données clients relèvent du RGPD.
Ce guide donne le cadre général. Vérifie auprès de l’ARS de ta région et, pour la fiscalité, auprès d’un comptable.